mardi 16 octobre 2007

Cantus Cölln - Cantates de Bach (Cité de la Musique - 14 Octobre 2007)

Je retrouve le Cantus Cölln, de nouveau dans un programme Bach, avec un effectif agrandi : les voix sont doublées, les cordes nombreuses.

"Herr, deine Augen sehen nach dem Glauben" (BWV 102)

Dans cette longue cantate, c'est le choeur initial qui me plait le plus, ample, avec d'étonnants effets vocaux. La soprano Sabine Goetz a tendance à couvrir ses camarades, mais d'une si belle voix qu'on lui pardonne. Deuxième grand moment : la première aria, pour alto et hautbois, la douleur dans la voix du contre-ténor Kai Wessel, la consolation dans le hautbois de Stefanie Haegele. Le reste est moins marquant.

"Herz und Mund und Tat und Leben" (BWV 147)

Cette cantate fort longue (plus d'une demi-heure, en deux parties et 10 mouvements) recycle du matériel précédent, du 1716 remanié 1723 finalisé 1730 (dixit le livret). Chaque partie se termine par l'air "Jesus bleibet meine Freude" que le livret traduit par "Jésus demeure ma joie" au lieu de l'habituel "Jésus que ma joie demeure" ! C'est bien sur bien beau, mais ça ne me transporte guère ; notons cependant les interventions impressionnantes du basse, toujours aussi théâtral. J'admire du coup le travail des hautboïstes, humectant copieusement les anches extraites d'un riche trousseau, ou nettoyant régulièrement les tuyaux de leurs instruments d'un tissu accroché à un fil plombé ; l'orchestre est très concentré, fixé aux gesticulations pleines de grâce de Konrad Junghänel, au prix d'une certaine froideur, non dans la musique, mais dans les attitudes et dans l'atmosphère produite.

Missa (BWV 234)

Je retiendrai le "Kyrie eleison" immense, en plusieurs parties bien distinctes, dont un passage central purement vocal, où les voix entrent une à une, sans que ce ne soit ni vraiment un canon, ni vraiment il me semble une fugue, cela possède une odeur de liberté comme une improvisation, c'est magique. Et le "Miserere", chanté par Sabine Goetz, accompagnée uniquement de violons et de flutes, une architecture sonore sans assise, en apesanteur, digne d'une Passion.

4 commentaires:

Philippe[s] a dit…

Le livret a raison, et l'habitude tort...

Anonyme a dit…

rien à voir mais, elle est passée où la radio dark? éhé l'autre est excellente aussi il est vrai.

Anonyme a dit…

a pardon j'ai eu le fin mot de l'histoire. Dsl du dérangement!

bladsurb a dit…

Dégagée par Free, qui se débarrasse de cette manière de sites web hébergés gratuitement. J'ai tous les fichiers dans un coin, faudrait que je trouve une solution pour la remettre en ligne. Pour le moment, j'ai un peu la flemme, je serais sans doute plus motivé lorsque je voudrais faire ma mise à jour annuelle avec la sélection 2007. On verra, mais tout espoir de la réentendre n'est pas perdu :-) !