mardi 8 janvier 2019

Cinéma 2018

36 films, avec beaucoup de super-héros et peut-être un peu plus de films étrangers que ces dernières années, et ça c'est bien.

Le portrait interdit ; 3 Billboards + ; La douleur ; Black Panther + ; Phantom thread ; La forme de l'eau + ; L'apparition - ; Tesnota ; Tomb Raider ; Mektoub My Love ; Hostiles ; La prière + ; La mort de Staline ; Avengers : Infinity War + ; Everybody knows - ; Deadpool 2 - ; Solo - ; Volontaire ; Au poste ! ; Les Indestructibles 2 - ; Ant-Man et la Guèpe ; Une pluie sans fin + ; Mission impossible : Fallout ; Detective Dee : La légende des Rois Célestes ; Le Poirier sauvage + ; Woman at War ; Les Frères Sister ; Première année + ; La saveur des ramen ; Le grand bain ; En liberté ! ; Les crimes de Grindelwald - ; Les chatouilles ; Pupille + ; Amanda ; Spider-Man : New Generation + .

Planning Janvier - Février 2019

Avec un agenda si chargé, comment pourrais-je trouver le temps de rédiger mes chroniquettes en retard ?


dimanche 2 décembre 2018

Jeanne Added (Le Trianon - 30 Octobre 2018)

En première partie, le groupe Alice Lewis présente sa pop française de bon aloi, aux mélodies accrocheuses mais qui sonnent trop comme du Daniel Balavoine ou du vieux Mylène Farmer, pour vraiment marquer. Comme la chanteuse ne bouge pas beaucoup sur scène, la prestation reste à hauteur de la musique, honnête mais sans plus.
Les billets indiquaient 18h30, mais c'était l'horaire d'ouverture des portes. Ce n'est que vers 21h que Jeanne Added arrive, entourée des maintenant habituels Narumi Herisson aux claviers (et vocaux) et Emiliano Turi à la batterie (jouée souvent debout) et de la nouvelle Audrey Henry (claviers et percussions). Si le set commence par le nouvel album (Remake, Harmless, Radiate ...), il mélange rapidement des titres du premier, en couleurs plus franchement electro que pour la précédente tournée, mais en ménageant de fréquents passages émotionnels. Cet équilibre, entre les danses gonflées d'énergies, et les moments au bord des larmes, n'est pas encore parfait - il s'affinera le long de la tournée. Et certaines chansons sont inexplicablement trop courtes, comme ce Radiate d'à peine quatre minutes, qui une fois l'envol pris, aurait pu continuer au moins le double.
Mais Jeanne Added reste une voix exceptionnelle, une présence scénique incandescente (qui élargit son jeu - aux sauts martelés s'ajoutent des déambulations aux déhanchés sinueux), et le concert est globalement captivant.
Pour le bis, elle revient seule, harnache son immense basse, et plonge dans le passé - un titre minimaliste que je ne connais pas, peut-être de l'époque Linnake , puis "Liebe", à déclencher des frissons chez les vieux fans (dont je suis).
Bref, un grand moment, mais qu'il faudra compléter par un autre concert plutôt en fin de tournée, quand le tout se sera pleinement épanoui.

Pas de photos : j'ai été instamment prié de déposer mon sac avec mon appareil photo au vestaire. Ce qui est un tantinet débile, vu les capacités de prises de vues des smartphones. Voici par exemple le concert dans de larges parts.

Ailleurs : Eric Debarnot

Eötvös - Bartok (Philharmonie de Paris - 24 Octobre 2018)

Péter Eötvös - Alle victime senza nome (aux victimes anonymes)

Sur le thème des migrants morts noyés en Méditerranée, une musique qui ne me laisse aucun souvenir.

Péter Eötvös - DoRéMi, concerto pour violon n°2

Le souvenir le plus marquant est que la soliste invitée Patricia Kopatchinskaja a demandé au premier violon soliste de l'Orchestre de Paris, Philippe Aïche, de l'accompagner dans les bis, quelques duos écrits par Béla Bartok.

Béla Bartok - Le Prince de Bois ; Suite de danses

Là non plus, ces interprétations de ces deux suites par l'Orchestre de Paris dirigé par Péter Eötvös n'auront pas été inoubliables. Une soirée qui ne laisse guère de traces.

eötvös / kopatchinskaja

Ailleurs : Vincent Guillemin

Gagaku - Ensemble Reigakusha (Philharmonie de Paris - 13 Octobre 2018)

Sukeyasu Shiba - Rodai Ranbu

L'Ensemble Reigakusha est un interprète émérite de gagaku, cette musique millénaire qui reste vivace au Japon aujourd'hui. On commence par une évocation des cérémonies de fête traditionnelles, dans une succession de morceaux dont certains sont très connus. Les musiciens y mettent le cérémoniel habituel, tenues vestinemntaires, disposition sur scène, entrées et sorties ritualisées.
Cela dure 40 minutes, mais elles sont divisées en huit sections, et la variété rend le tout très agréable.

Atsuhiko Gondai - Higan no Jikan

Il y a donc du Gagaku contemporain. C'est plus difficile d'abord, ne serait-ce que par manque de référent culturel. Pour aider à passer les 20 minutes, le danseur Kaiji Moriyama propose un solo ; mais son allure, torse dénudé, longs cheveux d'un blond très pale, me fait tant penser à un Iggy Pop nippon, que j'ai du mal à me concentrer.

Toshiro Saruya - Rinju

Rebelote, cette fois accompagné de quatre danseuses, qui font planer de longs voiles colorés tendus au-dessus des têtes, ce qui est d'un fort bel effet. Le reste me reste peu déchiffrable, surtout dans la longueur.
Ah oui, il y a aussi une installation, appelée "VOID", décrite par un rtexte savant comme un peinture composée de fines particules minérales "chargées de la mémoire lointaine de la terre", mais qui ressemble à un gros projecteur lentement mouvant sur la toile d'arrière-scène.

gagaku

mercredi 14 novembre 2018

Planning Novembre - Décembre 2018

Pour la régularité des billets, c'est raté ... Mais continuons de publier ces plannings, au minimum ...




Un film par an et par jour

Il y a quelques temps circulait sur Twitter une chaîne demandant de nommer trente films, à raison d'un par jour, sans commentaires ni explications (et en demandant à chaque fois à une autre personne de suivre les mêmes instructions).
Préparant ma liste en attendant d'être interpellé, ce qui finalement n'aura pas lieu, je décidai que l'arbitraire était trop grand, et que l'exercice nécessitait quelques contraintes complémentaires pour être plus intéressant.

Par exemple, sélectionner, pour chaque année depuis son année de naissance, un film sorti sur les grands écrans cette année-là. Cette contrainte pouvant être trop sévère, il est possible de l'assouplir, par un élargissement aux années adjacentes. Donc, pour l'année 1984, vous pouvez choisir un film sorti en 1983, 1984, ou 1985.

J'y ai ajouté deux autres contraintes, personnelles : chaque réalisateur/trice n'est présent/e qu'une seule fois ; et l'équilibre habituel de mes consommations cinéphiles est globalement préservé, à savoir 1/3 de films français, 1/3 de films américains, et 1/3 de films d'autres provenances.

Si l'idée vous plaît assez pour que vous décidiez de vous lancer dans ce challenge, seul le critère "un film par an et par jour" est à respecter (et vous pouvez utiliser #UnFilmParAnEtParJour pour les publier ...).

Le tout forme je crois une sorte de portrait en amateur de cinéma, qui peut aussi indiquer une évolution de ses goûts.

1967 => 1968
"2001, l'odyssée de l'espace" de Stanley Kubrick


1968 => 1969
"Il était une fois dans l'ouest" de Sergio Leone


1969
"L'Armée des ombres" de Jean-Pierre Melville


1970
"Les Damnés" de Luchino Visconti


1971
"A Touch of Zen" de King Hu


1972
"César et Rosalie" de Claude Sautet


1973
"Serpico" de Sidney Lumet


1974 => 1973
"Mon nom est Personne" de Tonino Valerii


1975
"Monty Python : Sacré Graal !" de Terry Gilliam et Terry Jones


1976 => 1977
"L'homme qui aimait les femmes" de François Truffaut


1977
"Star Wars" de George Lucas


1978 => 1979
"Coup de tête" de Jean-Jacques Annaud


1979
"Alien" de Ridley Scott


1980 => 1979
"Stalker" de Andreï Tarkovski


1981
"Excalibur" de John Boorman


1982 => 1981
"Coup de torchon" de Bertrand Tavernier


1983
"L'étoffe des héros" de Philip Kaufman


1984
"Vidéodrome" de David Cronenberg


1985
"Brazil" de Terry Gilliam


1986
"Péril en la demeure" de Michel Deville


1987
"Les Yeux noirs" de Nikita Mikhalkov


1988
"Les Liaisons dangereuses" de Stephen Frears


1989
"Trop belle pour toi" de Bertrand Blier


1990
"Les Affranchis" de Martin Scorsese


1991
"A Brighter Summer Day" de Edward Yang


1992
"Impitoyable" de Clint Eastwood


1993 => 1992
"Hard Boiled" de John Woo


1994
"Les roseaux sauvages" de André Téchiné


1995
"Haut Bas Fragile" de Jacques Rivette


1996 => 1997
"Princesse Mononoké" de Hayao Miyazaki


1997
"L.A. Confidential" de Curtis Hanson


1998
"La vie rêvée des anges" de Érick Zonca


1999
"Tout sur ma mère" de Pedro Almodóvar


2000 => 1999
"Fin août, début septembre" d'Olivier Assayas


2001
"The Barber" de Joel et Ethan Coen


2002 => 2001
"Mulholland Drive" de David Lynch


2003
"Master and Commander" de Peter Weir


2004
"2046" de Wong Kar-wai


2005
"De battre mon coeur s'est arrêté" de Jacques Audiard


2006 => 2005
"je ne suis pas là pour être aimé" de Stéphane Brizé


2007
"We Own the Night" de James Gray


2008
"Un conte de Noël" de Arnaud Desplechin


2009
"Vincere" de Marco Bellocchio


2010
"Toy Story 3" de Lee Unkrich


2011
"Tomboy" de Céline Sciamma


2012
"Au-delà des collines" de Cristian Mungiu


2013
"Heimat" de Edgar Reitz


2014
"Only Lovers Left Alive" de Jim Jarmusch


2015
"Youth" de Paolo Sorrentino


2016
"Mademoiselle" de Park Chan-wook


2017
"Grave" de Julia Ducournau