mercredi 10 octobre 2007

Jean-Paul Sartre - Huis Clos (Théâtre des Abbesses - 9 Octobre 2007)

Il parait que la mise en scène que Michel Raskine proposait en 1991 était plus vaudevillesque et agitée ; cette version l'est pourtant déjà suffisamment ! Les tensions entre Garcin, Inès et Estelle se traduisent en empoignades parfois exagérément violentes (séance de torture d'Estelle), en déshabillages qui, ouf, savent s'arrêter à temps, en mise à sac du mobilier. Un parti-pris très physique, pour un texte qui pourrait offrir des lectures beaucoup plus froides et analytiques. Mais bon, le texte ne semble pas trop trahi, et les éclats d'humour vache, les répliques cinglantes, en ressortent ragaillardis !

De la troupe de 91 restent Christian Drillaud en Garcin (directeur de journal, intellectuel posant au héros révolutionnaire - un coté Serge July dans la composition), et Marief Guittier en Inès (look androgyne, cuir et crane rasé, sans doute trop agressif pour une employée des Postes, mais impressionnante en lesbienne fascinant sa proie) ; Pour Estelle, fausse blonde tentant de dominer la situation en jouant de ses atouts physiques, une nouvelle, Cécile Bournay ; et Guillaume Bailliart joue le garçon d'étage.

Certains aspects du texte ont vieilli (la lâcheté, vécue par Garcin comme une faute qu'il ne peut se pardonner), d'autres auraient nécessité plus d'explications (tout ce qui touche aux miroirs et à leur absence), et des passages sonnent par contre terriblement contemporains (le rôle des bourreaux de chacun pour les autres, expliqué par Inès : "Eh bien, ils ont réalisé une économie de personnel. Voilà tout. Ce sont les clients qui font le service eux-mêmes" ; rationalisation et torture 2.0, donc).

Comme la mise en scène utilise beaucoup de mouvements et d'actions, les canapés sont tous aisément mobiles, et se retrouveront tous plus ou moins saccagés à la fin ; divers mobiliers annexes (une table qui servira pour les confessions, une tringle avec des cintres) ne semblent là que pour ajouter au désordre ; c'est une sorte de faux minimalisme qui ne m'a pas vraiment convaincu. Un mannequin du Christ, assis, bras et mains liés, tête penchée en avant, veut certainement signifier quelque-chose, mais le message de cette présence me restera mystérieux. Les lumières, parfois tamisées au point de laisser la majeure partie de la scène dans l'obscurité, ou violemment crues, rappellent certaines méthodes de torture, mais de manière un peu gratuite. Coté sons, par contre, c'est très réussi, entre le vrombissement agressif lors de l'ouverture de la trappe d'entrée, les roucoulement répété d'un oiseau qui crée des ruptures momentanées dans les dialogues, ou la voix très particulière de Guittier.

6 commentaires:

remi a dit…

bonjour dans le cadre d'un travail sur huis clos avec ma classe et encoopération avec Michel Valmer je voudraisavoir si je pouvais avoir l'adresse e-mail de Michel Raskine pour pouvoir lui posé quelque question pour mon étude merci d'avance .

ps mon adresse : baloudemove@hotmail.fr

remi a dit…

désolé pour les fautes !!!!!

bladsurb a dit…

Non, désolé, j'ai pas.

remi a dit…

vous nauriez pas non plus un lien ou g pourraitrouvé sa ??

bladsurb a dit…

Ces jeunes, faut tout leur apprendre ...
1/ Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Raskine
donne en lien externe en bas de page :
"Théâtre du Point du Jour, Lyon"
2/ Point du jour
http://www.lepointdujour.fr/
offre une page "contacts" (toujours en bas de page)
3/ Page contacts
http://pagesperso-orange.fr/lepointdujour.theatre/indcontacts.htm
donne l'adresse mail "michel@raskine.net"

remi a dit…

ok lol merci bien


:) !!