jeudi 1 octobre 2026

Tristan et Isolde (Philharmonie de Paris - 25 Septembre 2026)

Pour cette soirée d'opéra en version orchestrale, les rangs sont un peu clairsemés. 

Les Maîtres chanteurs de Nuremberg - Prélude

C'est clairement une musique qui ne m'intéresse pas. Je trouve ça trop massif, un brin pompeux, même pas parodique, juste rigide et lourd.

Tristan et Isolde - Prélude et Mort d'Isolde

L'Orchestre Philharmonique de Radio France, dirigé par Jaap van Zweden, est ici bien plus à son avantage, du fameux début en "accord de Tristan", jusqu'à la plénitude extatique finale (cette mort qui ressemble fichtrement à une petite mort). Très beau.

Tristan et Isolde - Acte II

Après quelques mises en place apéritives, le gros morceau de cet acte, c'est le duo des deux amoureux, et là, je suis quand même assez déçu : je n'entends pas vraiment  Miina-Liisa Värelä, et encore moins Stuart Skelton, qui sont couverts par l'orchestre. Comme en plus leur discussion semble particulièrement répétitive, jonglant avec les mots Amour, Mort et Aurore de toutes les manières possibles, je me réfugie dans l'écoute de l'orchestre, très agréable à suivre (j'en aurais plus profité si ce n'était pas une découverte de l’œuvre - de Wagner, je ne connais assez bien que le Ring !).

Tout change avec l'arrivée du roi Marke. Soudain, j'entends les voix - ce n'était donc pas un souci d'emplacement, mais bien de puissance vocale insuffisante ... La longue déploration de Kwangchul Youn, doublée d'une magnifique clarinette basse, résonne profondément et me fait penser à Wotan face à sa fille. Et en quelques minutes, Alexander Marev impose un Merlot perfide à souhait.

Cette fin d'acte permet d'achever la soirée sur une note bien brillante. 

Ailleurs : Pierre Michel, Philippe Escalier ...

 

mercredi 23 septembre 2026

50 Ans de l'EIC - Jukebox contemporain (Cité de la Musique - 19 Septembre 2026)

Cette fois, pas de discours de ministre comme pour les 30 ans, pas de pochette cadeau comme pour les 40 ans, mais un concert au programme choisi en partie par les spectateurs (mais pas par moi - aurais-je loupé le mail correspondant ?).

Pierre Boulez - Dérive 3

C'est la pièce inédite de la soirée, une dérive pour cuivres et percussion, reconstituée à partir d'archives en cours d'inventaire. Si la  partie pour cuivres est assez limpide, avec des appels énergiques, des accélérations et des ralentissements, les percussions sont plus embrouillées ; mais peut-être sont-elles en fait brouillonnes, et auraient-elles été retravaillées avant leur parution ? 

Comme la fin ne consiste qu'en des idées listées sur la partition, ce sont ces mots qui sont simplement projetés au-dessus de la scène : "Cloches. Accords immobiles. Ringing the bells - permutations". Belle idée de mise en scène qui fonctionne très bien.

Interlude : performance de Mariam Rezaei

Avec deux platines qui permettent tous les effets du turntablism et tout le catalogue EIC à sa disposition, cette performeuse nous propose une évocation de l'orchestre avec plein de petits extraits qui font une très jolie tapisserie sonore, pendant que les instruments sont déplacés sur scène.

György Ligeti - Concerto de chambre

C'est donc l’œuvre la plus souvent jouée par l'EIC, et il serait passionnant d'étudier comment chaque chef d'orchestre en a donné une interprétation différente. Ce qui me frappe le plus avec Pierre Bleuse, c'est la richesse, voire l'opulence, des textures orchestrales. A la limite du gras. Mais très maîtrisé.

Interlude : performance de Mariam Rezaei

Elle est accompagnée cette fois de la harpiste Valeria Kafelnikov, pour évoquer le "Imaginary Sky-lines" de Ivan Fedele. Le mixage des sons enregistrés et des sons en direct est excellent. Une bonne mise en bouche après le premier entracte.

Unsuk Chin - Gougalon

Sous-titre : scènes de théâtre de rue. Et c'est exactement ça : les solistes s'emparent chacun à son tour de la scène, pour capter l'attention des badauds ébahis. C'est un peu superficiel, mais très attrayant et ludique.

Kaija Saariaho - Semafor

C'est la pièce qui ce soir me touche le moins. On est vraiment en territoire trop connu, du Saariaho de chambre et sans surprise.

Interlude : performance de Mariam Rezaei

Est-ce la peur que le public s'endorme entre Saariaho et Grisey qui a motivé le choix ici ? C'est de la percussion à la Xenakis qui éclate en direct, par Aurélien Gignoux, redoublé aux platines, pour un boost d'énergie spectaculaire et impressionnant.

Gérard Grisey - Partiels

Les grands claquements de la contrebasse qui se propagent dans tout le spectre, en vagues mutantes de sonorités déformées, c'est splendide, et à vivre en concert, dans le mystère des transformations opérées sous nos yeux. Et la fin, où on plonge dans la trivialité des sons de papier froissé, ajoute une touche d'humour.

Un excellent concert, avec un soin particulier pour limiter les attentes entre les morceaux - il y a vraiment eu de grands progrès de ce coté-là. On termine même à l'heure prévue ! 

Ailleurs : Michèle Tosi, Jérémie Bigorie ...

dimanche 31 mai 2026

Photo Mai 2026

Sur le réseau social Mastodon, il y a un compte https://masto.bike/@lemoisphoto qui, de temps en temps, pendant un mois, propose chaque matin un thème, afin qu'on l'illustre par une photo.

J'avais fait il y a quelques mois une session en prenant des photos le jour-même, au téléphone, dans mon appartement. C'était amusant, mais poubellisable.

Pour cette session de mai 2026, j'ai choisi des photos publiées "récemment" sur mon compte Flickr, disons pendant ces quelques dernières années ; ce qui donne une idée de là où j'en suis dans mes pratiques photographiques.

Sur Mastodon, j'expliquais parfois en quelques lignes l'adéquation plus ou moins évidente entre le thème du jour et la photo choisie. Je m'en abstiens ici. Aussi, j'ai changé quelques choix, parce que pourquoi pas.

Jour 31 : Soleil

un grand départ

Jour 30 : Fait en bois

franchir les barrières

Jour 29 : Carton

transport

Jour 28 : Hasard

richter - détail

Jour 27 : Écriture

métal bandes

Jour 26 : Liberté

contemplation

Jour 25 : Humeur du jour

à l'assaut des murs

Jour 24 : Campagne

chevaux

Jour 23 : Ville

vue sur la défense

Jour 22 : Le temps qui passe

au repos

Jour 21 : Panneau

cityz latex

Jour 20 : Parfum

mare verte

Jour 19 : Contraste

gare du nord

Jour 18 : Noir et Blanc

grain (coté terre)

Jour 17 : (photo prise aujourd'hui)

Jour 16 : Nuit

paris à l'affiche

Jour 15 : Pont

la passerelle embrumée

Jour 14 : Tissu

coucou

Jour 13 : Équilibre

sapin vole

Jour 12 : Carte

traces et trajets

Jour 11 : Porte

welcome

Jour 10 : Paresse

sieste

Jour 9 : Silhouette

pau by night, noël 2025

Jour 8 : Jaune et artificiel

la fin du voyage / le début d'un autre ?

Jour 7 : Ancien

un pan de mur

Jour 6 : Rime avec mai

roulettes

Jour 5 : En l'air

accrocher le ciel

Jour 3 : Vélo

les reflets d'un vélo

Jour 2 : Météo

ciel breton (presque gris)

Jour 1 : Fleur

fleurettes

dimanche 18 janvier 2026

Cinéma 2025

20 films, encore moins que l'an dernier, et pour les mêmes raisons : je n'arrive toujours pas à intégrer "aller au cinéma" dans des rythmes hebdomadaires habituels. (et pendant ce temps, j'ai vu 23 séries à la télé ; ceci explique aussi un peu cela).

Captain America Brave New World -, Mickey 17, Black Dog, Deux Sœurs, Sinners, Thunderbolts*, La Venue de l'avenir, The Phoenician Scheme -, Amélie et la métaphysique des tubes, L'Accident de piano +, Superman, Life of Chuck, Les 4 Fantastiques : Premiers pas, A Normal Family, Miroirs N°3 -, Sirāt +, Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba La Forteresse Infinie Film 1, Une bataille après l'autre +, Un simple accident, L'Etranger

Le début des mini-critiques sur Mastodon commence ici.