lundi 19 octobre 2026

Un Américain à Paris (Philharmonie de Paris - 13 Octobre 2026)

En préambule, Yoko Lévy-Kobayashi, second violon solo et parfumeuse-créatrice, nous enjoint à détacher du livret la languette accolée, et  profiter d'un parfum créé spécialement pour cette soirée, commençant dans le végétal et se terminant dans les cuirs d'un club de Jazz (ce qui me semble une option bizarre pour des musiques qui ne tiendraient jamais dans les dits clubs). Original,sympa.

Camille Pépin - Un Monde nouveau

Cette courte pièce a été écrite pour servir de prélude à la "Symphonie du Nouveau Monde", concept étonnant. Ça commence assez flottant, pour terminer plus extatique. Le seul souci de ce type de musique orchestrale tonale, c'est de se distinguer de la musique de film - et ici, ce n'est pas totalement réussi.

Philip Glass - Concerto pour violon et orchestre n°1

Je connais ce concerto sous l'archet de Gidon Kremer. Ce soir, c'est Robert McDuffie qui s'y colle, et le premier mouvement me semble manquer de brillance et de mordant. Mais le deuxième me plait beaucoup plus, qui me plonge dans une sorte de rêverie autour de Leftovers (de Max Richter, donc).

En bis très préparé, une balade violon-piano (du traditionnel irlandais peut-être ?).

George Gershwin - Un Américain à Paris

On entre dans le vif du sujet de cette soirée basée sur l'Amérique, et le chef d'orchestre Case Scaglione entraîne avec fougue et conviction l'Orchestre National d’Île-de-France.Il y a des pages que je connais par cœur, d'autres que je redécouvre. Ce qui m'épate le plus, ce sont les interventions solistes, qui de ma place provoquent comme des coups de zoom, sur une percussion, ou sur la harpe. Très plaisant.

Leonard Bernstein - West Side Story, Danses symphoniques

Plus c'est vif, mieux ça marche, et si les pages les plus lyriques sonnent un peu fades, le "mambo", par contre, est toujours aussi explosif (même sans en faire des caisses sur la mise en scène).

Devant moi, un couple d'élèves échangent leurs impressions tout du long, et s'il y a bien une musique qui tolère ce genre de manifestation, c'est celle-ci.

En bis final, le chef nous offre un "Stars and Stripes Forever" bien pêchu, même si j'y entends toujours les paroles alternatives que je ne citerai pas ici.

Aucun commentaire: