Tristan et Isolde (Philharmonie de Paris - 25 Septembre 2026)
Pour cette soirée d'opéra en version orchestrale, les rangs sont un peu clairsemés.
Les Maîtres chanteurs de Nuremberg - Prélude
C'est clairement une musique qui ne m'intéresse pas. Je trouve ça trop massif, un brin pompeux, même pas parodique, juste rigide et lourd.
Tristan et Isolde - Prélude et Mort d'Isolde
L'Orchestre Philharmonique de Radio France, dirigé par Jaap van Zweden, est ici bien plus à son avantage, du fameux début en "accord de Tristan", jusqu'à la plénitude extatique finale (cette mort qui ressemble fichtrement à une petite mort). Très beau.
Tristan et Isolde - Acte II
Après quelques mises en place apéritives, le gros morceau de cet acte, c'est le duo des deux amoureux, et là, je suis quand même assez déçu : je n'entends pas vraiment Miina-Liisa Värelä, et encore moins Stuart Skelton, qui sont couverts par l'orchestre. Comme en plus leur discussion semble particulièrement répétitive, jonglant avec les mots Amour, Mort et Aurore de toutes les manières possibles, je me réfugie dans l'écoute de l'orchestre, très agréable à suivre (j'en aurais plus profité si ce n'était pas une découverte de l’œuvre - de Wagner, je ne connais assez bien que le Ring !).
Tout change avec l'arrivée du roi Marke. Soudain, j'entends les voix - ce n'était donc pas un souci d'emplacement, mais bien de puissance vocale insuffisante ... La longue déploration de Kwangchul Youn, doublée d'une magnifique clarinette basse, résonne profondément et me fait penser à Wotan face à sa fille. Et en quelques minutes, Alexander Marev impose un Merlot perfide à souhait.
Cette fin d'acte permet d'achever la soirée sur une note bien brillante.
Ailleurs : Pierre Michel, Philippe Escalier ...