jeudi 26 janvier 2006

Le Club Du Vieux Con

Quand Kozlika n'est pas là pour organiser, tout de suite, ça se complique. Du coup, me voilà esseulé au Frog de Bercy, même si d'autres sont peut-être venus ?
Résultat du test : bière (pinte = 6 Euros) et plats (tout à 12 Euros) sont un peu chers, mais la salle est suffisament vaste et haute de plafond pour que la fumée soit supportable ; le personnel est serviable, semble même sympathique (!), et les serveuses sont agréables à suivre des yeux ; la musique est un peu forte, mais de bon goût ; l'ambiance générale est bonne, la salle est apparemment pleine d'habitués.
Renseignement pris, il est possible de réserver pour une cinquantaine de personnes pour Mercredi prochain, si possible dès ce Week-End, qu'ils puissent prendre en compte cette surcharge au niveau de leur gestion du personnel ; nous aurions alors à notre usage la partie la plus basse, dite "darts room", et qui, au rapide coup d'oeil que j'y ai jeté, semblerait bien convenir à nos besoins.
Bref, le quartier, qui pue le chiqué et l'inauthentique bobo, prend, sous quelques flocons de neige et l'obscure clarté des lampadaires, un peu d'humanité, et une fois à l'intérieur du bar, la soirée devrait pouvoir se passer d'agréable manière. Donc et en définitive, je vote pour.

VSQVBTQ

Vous Savez Que Vous Bloguez Trop Quand ...
découvrant que votre voisine de métro lit ce livre, vous éprouvez une bouffée de tristesse.

mercredi 25 janvier 2006

Joyeux Anniversaire, Monsieur Dutilleux !

Il est probable que Chostakovitch aura sa chance en Septembre prochain. Par contre, les 90 ans de Henri Dutilleux, né le 22 Janvier 1916, ont définitivement été quelque peu escamotés.
Il y eut des concerts, cependant ! Simon Corley commente celui proposé par France Musique, et celui proposé par Radio Classique.
Pour célébrer l'événement, je mets dans le Pot-Pourri quelques oeuvres de ce grand compositeur français, de son non-officiel Opus 1, à l'une de ses dernières grandes créations, en passant par un de mes concertos pour violoncelle préférés.

lundi 23 janvier 2006

Planning Février - Mars

Suite à la formidable pression exercée par d'innombrables lecteurs (au moins deux), qui ont vraiment du insister lourdement et longuement (pendant au moins presque une minute), voici le programme de mes deux prochains mois en terme de concerts et spectacles.


CdM = Cité de la Musique
Cht = Théâtre du Châtelet (et leur site qui ne permet pas de référencer correctement les spectacles ... "L'Amour de Loin" est en version concert, enregistré pour production discographique)
TdV = Théâtre de la Ville
Bbg = Beaubourg

dimanche 22 janvier 2006

Lachenmann / Mozart - Zender (Cité de la Musique - 21 Janvier 2006)

Helmut Lachenmann - Accanto

Pour clarinette et orchestre, l'oeuvre est supposée basée sur le concerto pour clarinette de Mozart (point d'orgue de la semaine, donc, rencontre réalisée). Ca commence comme d'habitude par beaucoup de souffle, puis vient une assez jouissive partie en ostinato, tout le monde en pizzicati, que le clarinettiste Ernesto Molinaro accompagne en frappant son instrument sur son genou, et tapotant l'embouchure laissée vide, tout en jouant quand même sur les clefs ; résultat : la clarinette en instrument de percussion, ça fonctionne, mais ce n'est pas totalement convaincu non plus. Le passage suivant (que le livret appelle "scène de sommeil") est plus inhabituel, pour Lachenmann : non dirigé, l'orchestre entoure de fioritures (écrites ou pas ? le livret dit "passage aléatoire", mais quelle est l'amplitude du hasard je l'ignore) une improvisation lente de la clarinette, ambiance nocturne, presque rassérénée. Là intervient le concerto de Mozart, jusqu'ici inaudible, et dont un court extrait déclenche le foutoir. Ca s'agite dans tous les sens et les musiciens du SWR Sinfonieorchester de Baden-Daden et Freiburg s'amusent comme des petits fous, même si c'est à contre-sens du texte musical ; si le tuba et la clarinette hurlent dans leurs tubes des "Je ne peux pas !" ou des "Oh mon Dieu !", ce devrait être par désespoir de ne pouvoir supporter la beauté Mozartienne. Vers la fin, le souffle reprend, le bruit du vent mais l'effet d'une inondation, menaçant la musique de désintégration.
Ma voisine de gauche exulte, quasi-hystérique, fascinée par la beauté de l'envers du tapis ; celle de droite vitupère contre des effets démodés redondants et ridicules.

Wolfgang Amadeus Mozart - Symphonie 34

L'allegro vivace est une entrée triomphale, de grands effets architecturaux, Beethoveniens, c'est magnifique. L'andante di molto retombe quelque peu dans le sucré, on n'entend que les cordes, qui développe un peu trop gentiment leurs thèmes. Ca se réveille pour un nouvel allegro vivace, où les flons flons des violons laissent par moments entendre les hautbois.
La voisine de gauche hurle à l'assassinat du son Mozartien, son mari tente de la calmer ; celle de droite est heureuse d'avoir quand même entendu de la musique, et s'enfuit.

Helmut Lachenmann - Schreiben

C'est une oeuvre créée en 2003, et on y sent nettement une inflexion de la musique Lachenmannienne. Le changement date apparement de son opéra "La Petite Fille aux allumettes". Il accepte d'intégrer des sonorités "normales", pleines, ce qui donne lieu à des suites d'accord, ou à des travaux sur les couleurs du son d'orchestre, un son énorme par moment, qu'il sculpte à la manière de Scelsi, et où il ajoute ses propres techniques copyrightées depuis plus de 30 ans. Si ces oeuvres des années 60-70 étaient composées comme des signes de la mort prochaine de la musique, et nous font aujourd'hui plutôt rire, cette dernière composition sonne moins radicale, mais pleine de force vive, et de moments exaltants.

Mise à jour : Dans le Pot-Pourri, j'ajoute la deuxième moitié de "Notturno", dont parle le Vrai Parisien, et "Tableau", un morceau plus récent de Lachenmann ; au milieu, un autre compositeur dont on est censé fêter l'anniversaire, non ses 250 ans mais juste son centenaire, Dmitri Chostakovitch, qui lui aussi savait parfois s'amuser avec le son orchestral.

samedi 21 janvier 2006

Images

Une journée sans auto-focus sur mon vieillissant Pentax Z-10 m'a finalement décidé à franchir le pas, et à acheter un appareil numérique.
Arrivée ce matin du FinePix S9500, activation d'un compte Flickr, premiers essais :
http://www.flickr.com/photos/bladsurb/
Si des habitués de Flickr voient dans ma configuration des erreurs manifestes, merci de m'en faire part ! Pour l'instant, sans compte "pro", je resterai à des tailles maxi 640*480. Pour du plus grand, faudra d'abord du plus intéressant ! Pour les "contacts", j'ai pioché au hasard quelques noms connus aux Paris-Carnets et Paris-PiqueNiques. La liste ne demande qu'à être complétée.
Bon, maintenant, le manuel. 140 pages. Ouch.

vendredi 20 janvier 2006

VSQVBTQ

Vous Savez Que Vous Bloguez Trop Quand ...
au vu de sa pochette, vous vous demandez si parler du disque Liebman / Eskelin Different But The Same peut cataloguer votre blogue comme étant pornographique.