Ce soir, c'est la chanteuse (et parfois flûtiste) Elise Caron qui s'y colle. Bon, la flûte, elle essaie, c'est pas la peine, on l'entend pas, y a trop de bruit. La voix, ça passe mieux, mais faut pas chercher les subtilités. Ça tombe bien, elle a le coffre vocal suffisant pour délivrer de la puissance, elle aussi. Et là, ça marche. Au-dessus d'un paysage tourmenté, traversé de chocs percussifs, de riffs de basse, de saturations diverses et variées, elle ajoute sa couche de cris modulés, d'effets vocaux faits tout à la bouche et sans filet, de boucles (jusqu'à la stase, où un spectateur monte sur scène la débloquer d'un doigt sur le cou !). Il y a dans cette musique une forme de jouissance brute, d'urgence viscérale, de plaisir qui s'adresse aux os et à la chair plus qu'au cerveau, mais tout ça fait beaucoup de bien par là où ça passe.

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