
La plupart des morceaux sont pétris d'énergie, rythmique riche en groove et en complexité du batteur Eric Echampard et du bassiste (contrebasse ou basse électrique) Bruno Chevillon, section de cuivre puissante et chamarrée, piano et clavier en complément, guitare du chef le plus souvent en retrait. Les arrangements de Benoit permettent à cette matière très dense de respirer, mais beaucoup de morceaux finissent par se ressembler. Heureusement, des parties aux effectifs plus réduits émergent régulièrement : un début en trio batterie-basse-guitare, un duo piano (Sophie Agnel jouant dans les cordes ; de façon plus générale, elle joue plus que sur l'opus parisien) clavier (Paul Brousseau), un fantastique solo du violoniste Théo Ceccaldi (invoquant des souvenirs de klezmer, très émouvants), un morceau très amusant genre fête foraine s'achevant sur un solo de batterie étonnant et interrompu ...
Le tout est prenant, mais pas encore complètement rodé ; j'espère qu'ils sauront, en apprivoisant ce nouveau matériel musical, s'en libérer plus, et lui donner des couleurs plus diversifiées.
Ailleurs : Franck Bergerot
Spotify : Orchestre National De Jazz – Europa Paris
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