Et la musique, entre-temps ? Dans ce genre de contexte de pure improvisation, Alexandra Grimal est devenue moins attentiste qu'il y a quelques années, elle est plus volontaire, et propose plus facilement des idées de départ, que ce soit une sonorité un peu caverneuse, un rythme, une mélodie ... Quant à Benjamin Duboc, c'est de manière surprenante vue sa grande activité, la première fois que je croise son chemin. il faudra d'autres concerts pour apprécier l'étendue de ses possibilités, puisqu'ici il ne fait que frôler le bruitisme (coups et caresses de la caisse de son instrument ; Grimal répond par le cliquetis des clés du saxophone) par exemple. En fait, les meilleures parties sont pour moi les plus simples et directes : un rythme vif et allègre à la contrebasse, un flux de notes tourbillonnantes et fraîches au saxophone (soprano, du coup, la plupart du temps : Alexandra Grimal utilise plus facilement le saxophone ténor pour des recherches de sonorité). Deux sets, pour une bonne heure et quart de musique, où les passages à vide (où on sent pointer des formules en pilote automatique) sont rares.
Ailleurs : Le dernier disque d'Alexandra Grimal est disponible en vente uniquement sur Internet : Héliopolis - Dragons
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