Au programme, essentiellement des standards, plus ou moins vieux (on s'aventure jusqu'à Coltrane ou Davis). Et ils ne proposent pas de relecture suffisamment surprenante pour me captiver vraiment. J'apprécie leur musique, je prends grand plaisir à entendre Paceo donner tant d'énergie, mais je m'ennuie aussi un peu.
Jusqu'au dernier morceau de la première partie : Kenny Garrett, "Wayne's Thang". Le contrebassiste demande brièvement à Paceo de lui rappeler le thème. Et ils se lancent. Et c'est formidable de fougue, de naturel, de charme rebondissant et jouissif, j'en danse sur ma chaise ! Bender y joue volubil au soprano, Lutz balance une pulsion fracassante, et Paceo navigue entre plusieurs rythmes avec une aisance libératoire. Vers la fin, ils s'amusent comme des petits fous dans des stop/start répétés. Quel morceau, et quelle belle interprétation ! Ce petit miracle de bonheur ne sera pas égalé dans la deuxième partie.
Spotify: Kenny Garrett – Triology ; Maxime Bender 4tet – Follow the eye ; Anne Paceo – Yôkaï
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