Avoir côtoyé les cantates me permet de mieux goûter la structure en arias, récitatifs et chorales. Certains m'enchantent, comme "Ich will dir mein Herz schenken", "Ich will bei meinem Jesu wachen", ou le duo (j'adore les duos dans les chants religieux de Bach) "So ist mein Jesus nun gefangen". Mais pour que l'émotion me saisisse, il lui faut un élément de surprise. Ce sera le soudain envol de "Aus Liebe will mein Heiland sterben", instrumentation minimale, sans aucune basse, deux flûtes, et la soprano Marita Solberg, qui me jette au bord du sanglot.
Curieusement, je n'ai guère été sensible aux effets de la stéréo (les Musiciens du Louvre Grenoble sont séparés en deux petits orchestres qui se répondent). J'avais sans doute trop à découvrir. En tous cas, ce fut un week-end remarquable, par les choix si différents d'interprétation d'une Passion à l'autre.
Ailleurs: Joël, guillaume, Palpatine.
Ah oui, j'aurai bien vu c'est deux Passions... que je n'ai peut être jamais vu en Live... grave lacune ! tiens !
RépondreSupprimerL'an prochain, la Cité et Pleyel ne proposent pas de Passion, mais organisent un marathon Bach pour Pâques, avec la Messe en Si en apothéose.
RépondreSupprimerPeut-être le Théâtre des Champs-Elysées en proposera-t-il une ? Il y en a rituellement chaque année. Mais pas toujours d'aussi intéressantes !