A chacun son tour de lancer un morceau. Et la diversité des propositions est remarquable : une mélodie virevoltante, que Sylvain Kassap entretiendra par une technique parfaite de respiration continue ; une exploration sonore à l'archet, que Patricio Villarroel complètera par du jeu dans les cordes et Kassap par des jeux de souffle ; un rythme monkien, où les deux autres s'accrochent avec enthousiasme pour une folle virée toute brinqueballante et rebondissante ; etc. Les développements sont plus classiques, au point que certains morceaux semblent écrits : on n'est pas dans l'improvisation d'avant-garde, plutôt dans la composition instantanée, où subsistent les notions de thèmes, de grilles, où les rôles de solistes et d'accompagnateurs gardent un sens.
Comme j'avais déjà vu Tchamitchian (dans cette même salle d'ailleurs), la découverte de la soirée fut Sylvain Kassap, spectaculaire clarinettiste, excellente technique, enthousiasmants solos. Le pianiste Villarroel m'a semblé plus "classique", un bon pianiste de Jazz, quoi.
Après plus d'une heure de musique, je suis presque le premier à quitter la salle, les élèves restant sans doute pour discuter avec leurs professeurs. Sympathique soirée.
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