Ce n'est pas que son remplaçant Virgile Vaugelade démérite particulièrement : on ne peut pas lui demander de posséder la même intensité charismatique, la même démesure extravertie, que Collignon. Mais du coup, le spectacle n'est certainement pas celui auquel avait pensé David Lescot et Véronique Bellegarde.
L'histoire : un "souffleur de biniou" qui veut se frotter au Jazz rencontre un professeur qui lui enseigne le souffle et quelques B A BA, se confronte à d'autres musiciens dans des clubs de Jam, s'éprend d'une contrebassiste qui fascinée un temps prend peur et s'enfuie, et se radicalise dans une recherche Free qui l'éloigne de tous.
La mise en scène consiste en une série de tableaux, parfois musicaux, fondus enchainés, commentés par les comédiens/musiciens (Philippe Gleizes habituel batteur de Collignon, David Lescot trompettiste et guitariste, Odja Llorca qui chante et mime la contrebasse) dans une sorte de voix off polyphonique. Il y a aussi de la vidéo, créée/manipulée en direct par Olivier Garouste.
Il y a de l'humour (le spectateur qui veut à tout prix qu'on lui joue "Le lion est mort ce soir"), de l'émotion (la première nuit entre le héros et la contrebassiste), de beaux moments (le club de Jam vu comme un ring de boxe), mais la folie Médéric manque, et le tout devient du coup un peu fade, pas vraiment raté, mais sans grand intérêt.
Ailleurs: Amelie Blaustein Niddam
Spotify: Médéric Collignon – Shangri Tunkashi-La, Bruno Dumont – La Vie De Jésus
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