Ce qui change, quand même, c'est la mise en scène. Le plateau est un peu moins nu que d'habitude. Les musiciens sont toujours installés sur un espace dédié à gauche, mais à droite sont suspendus de petits paniers de fleurs, en hauteurs étagées. Des draps tendus permettent de beaux effets d'ombre projetées, ou de transparences. Et comme le titre signifie ce "moment de lucidité absolue où se révèle la nature essentielle du Réel : un champ infini d'Unité, Fluidité, Energie", qui ne peut être atteint qu'en faisant tomber "le voile de l'illusion", à la fin Shantala Shivalingappa arrache le rideau de fond de scène.
Si le moment préféré par Joël est le Tarangam consacré à Shiva (l'épisode le plus abstrait), je lui ai peut-être encore préféré le Kirtanam, morceau de danse narrative, très romantique, touchant et enjoué.
Ailleurs : Joël Riou, et une playlist Youtube
Merci pour le lien vers le catalogue de postures !
RépondreSupprimerJ'ai fait du rangement dans mes programmes de spectacle. J'ai ainsi remis la main sur le programme de Gamaka. Si la structure du récital est à peu près la même : Invocation de Vani, louange à Ganesh, une pièce principale plutôt abstraite, un dialogue rythmique, une danse narrative sur un poème romantique, une pièce rapide (et une « Offrande ultime » dans Swayambhu) ; dans le détail du programme, chaque pièce reste différente de son homologue dans le récital précédent.
(Par rapport à ce que j'ai vu en Inde, la seule différence de structure réside dans le dialogue rythmique en milieu de récital, ce qui lui permet au passage de passer une autre tenue. J'ai aussi toujours vu les musiciens se mettre de ce côté-là et il y a en général un Shiva-Nataraja enguirlandé de l'autre côté.)