Magnus Lindberg - Corrente
Pièce marquée par un ostinato rythmique qui passe de pupitre en pupitre, sorte d'énergie à peine domptée qui tente de s'échapper mais fait du surplace. Des couleurs variées, mais pas beaucoup de chaleur.Franck Bedrossian - Division
La déflagration initiale, brutale, violente, marque un climat qui se maintiendra pendant toute la pièce : les instruments devront prolonger la partition électronique, plus que l'inverse. Malgré la forme plus ou moins concertante, avec des cadences solistes pour clarinette basse, trombone ténor-basse et contrebasse, nous sommes dans un territoire entre Xenakis (sans les effets spéciaux) et Lachenmann (sans le désespoir morbide), plein de vrombissements, de rugissements, d'essoufflements. La recherche est intéressante (la pièce fait partie d'un cycle, au sein duquel elle trouve peut-être plus sa place qu'isolée), mais le résultat esthétiquement peu probant. Les oreilles, anesthésiées par l'agression sonore, ne laissent pas passer grand-chose vers les centres de l'analyse ou du plaisir. Avis différent de Samizdjazz, qui trouve la pièce très évocatice !Enno Poppe - Öl
Cette pièce aussi fait partie d'un cycle, sur des textures. Celle-ci est bien huileuse, en longues étendues mélodiques, avec des couches qui glissent les unes sur les autres, des couleurs qui miroitent, des matières intéressantes. Un auteur à retenir, apparement plus connu en Allemagne qu'en France.Mise à jour : Dans le Pot-Pourri, la deuxième bagatelle, jouée aux saxophones, puis la troisième, librement improvisée par Sclavis ; puis "Corrente" de Lindberg ; et une pièce pour échantillonneur et grand orchestre, de Mâche, même si son univers musical n'est pas du tout le même que celui de Bedrossian.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire