Julien Herne impulse à la basse électrique une base puissamment terrestre, lourde et forte, qu'il agrémente parfois de distorsions au pied sur les nombreuses pédales d'effet, ou de petites envolées mélodiques qui surprennent. Yoann Serra complète par une batterie en cavalerie légère, jeu aérien, scintillant, en rebonds et trilles.
Tony Paeleman nimbe l'atmosphère de couleurs dorées tirées de son Fender Rhodes.
Et devant, on a deux virtuoses : Vincent Peirani, qui assume l'héritage de l'accordéon mais le sublime en nous emmenant fort loin de la musette ou du folklore, vers des paysages renouvelés, riches en harmonies subtiles et en mélodies véloces ; et Emile Parisien habite la scène de son jeu contorsionniste, fiévreux et extatique au soprano, plus profond et méditatif au ténor.
Les deux sets proposent la même liste de morceaux, parce que c'est là tout ce qu'ils ont pour l'instant en magasin, avec des titres qui ne sont sans doute pas définitifs, et qui indiquent d'où ils sont partis : une presque-balade, une sorte de valse, un hommage à Monk, une suite balinaise, une reprise de Michel Portal (présenté comme "leur grand-père" ...). Mais ces morceaux ressemblent à ceux du Emile Parisien Quartet : ils traversent de nombreux climats au cours de leur progression, et proposent un voyage parfois déboussolant.
Pour l'instant, tout n'est pas encore en place. Les discussions entre musiciens entre les deux sets sont assez intenses, sur l'ordre des morceaux, sur la manière de se recaler en cas de problème, sur la longueur de certains passages. L'avenir nous dira comment le groupe va évoluer !
Ailleurs : JazzMag
un musicien d'une grande finesse découvert au coté de Youn sun nah !
RépondreSupprimerOn le suit avec grand intérêt...